Alexandrine Coursol, étudiante-athlète polyvalente | Alliance Sport-Études

Alexandrine Coursol
Établissement scolaire: Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu
Programme d’études: Sciences humaines et administratives
Sport: Triathlon

  • Qu’est-ce qui t’a poussée vers le triathlon?

Le sport a toujours été très important pour mes parents. Nous avons toujours été encouragés à participer à une activité sportive. J’ai débuté le triathlon à l’âge de 7 ans. Mon frère avait participé au triathlon scolaire et il avait une invitation au club de triathlon de ma ville. Ma mère a vu ça comme une belle activité sportive à pratiquer en famille.

  • À ce jour, quel est le résultat qui te rend la plus fière?

Lorsque je suis arrivée à l’adolescence, j’ai eu plusieurs remises en question sur la pratique de mon sport. J’avais à choisir entre aller faire la fête avec mes amis ou me lever à 5h du matin le samedi pour aller nager. Les Jeux du Québec en 2016 ainsi que ma sélection pour les Jeux du Canada en 2017 sont deux compétitions qui m’ont rendue extrêmement fière et qui m’ont permis de croire en moi. Ce ne sont pas mes meilleures performances à vie, mais ce sont les deux compétitions qui m’ont apporté beaucoup de fierté.

  • Comment se passe une journée de compétition en triathlon?

Une compétition de triathlon est habituellement un gros évènement qui s’étale sur une fin de semaine complète. En effet, le triathlon rassemble plusieurs distances, beaucoup de catégories d’âge et plusieurs niveaux de compétition, c’est ce qui rend ce sport si inclusif et familial.

J’arrive habituellement une journée avant la compétition pour pouvoir me familiariser avec les parcours de natation, vélo et de course qui changent à chaque compétition. De plus, la veille de la compétition, nous avons une réunion d’avant course, pour nous expliquer les règlements et les particularités du parcours. Je course habituellement vers 10h00. Dans cette optique, je me lève habituellement tôt, prends un bon déjeuner et me dirige vers le site de compétition. Arrivée au site, je commence mon échauffement environ 1h15 avant ma course. Je commence avec un échauffement de vélo pour réveiller mes jambes. Je vais par la suite dans la zone de transition, où l’on retrouve nos souliers de course et notre matériel de vélo. Par la suite, je fais un échauffement de course à pied avec des petits sprints. Je finis par la natation puisque c’est là que se trouve le départ. La compétition commence, et le stress sur la ligne de départ est pour le moins très intense. Après environ une heure d’effort maximal, je traverse la ligne d’arrivée. C’est un sport très rassembleur alors après on passe habituellement le reste de la journée avec nos amies/compétitrices.

  • Lorsque la saison de compétitions arrive, comment parviens-tu à t’organiser au niveau des études?

Pour ma part, mon sport me demande de voyager beaucoup, principalement du mois de mars au mois de mai. Le meilleur truc pour s’organiser au niveau de ses études est de maitriser la matière avant son départ. Le temps que tu es au Québec, tu te dois d’être “sur la coche” à l’école pour ne partir avec aucun retard ou lacune. La deuxième astuce est d’informer ses professeurs deux semaines à l’avance ou dès le début de la session. De ce fait, lors de ton départ, tu vas pouvoir apporter le matériel nécessaire pour pouvoir continuer le cours et tes professeurs seront plus disponibles pour t’aider s’ils sont avertis d’avance. Finalement, le plus vite que tu peux reprendre ton retard, le mieux c’est. À ton retour de compétition, prévois une ou deux journées d’études intenses et rattrape ton retard.

  • Quel athlète (tous sports confondus) t’inspire le plus et pourquoi?

Laurent Duvernay-Tardif. Je pense qu’il inspire tout le Québec. L’école a toujours été très importante pour moi et je me suis souvent fait dire que je ne pourrais pas performer pendant mes études. Ce joueur de football prouve qu’on peut être un entrepreneur, un étudiant, faire la différence dans la communauté et être athlète en même temps. Je suis une personne qui s’investit dans plusieurs sphères de ma vie et le fait qu’il soit capable d’avoir autant de sphères développées dans la sienne, m’inspire.

  • Avec la COVID-19, la planète entière a fait face à de nombreuses épreuves. Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi depuis mars?

La COVID-19 m’a permis de réaliser que j’aime le triathlon et pour de vrai. Compétition ou non, j’aime pratiquer mon sport et me dépasser dans mes entrainements. Cependant, ce qui a été le plus difficile, est le changement de plan continuel, ne pas savoir si on devait se préparer pour une course ou non. Aussi, on organisait des plans et les directives changeaient chaque semaine, donc nos plans continuaient d’être annulés. Finalement, le plus dur était de ne pas voir mes amis et de ne pas pouvoir m’entrainer avec mon groupe.

  • Quels sont tes objectifs scolaires et sportifs pour les prochains mois?

En décembre j’aurai complété mon cégep en sciences humaines et administratives. Aussi, je fais un cours professionnel en lancement d’entreprise offert par la FAEQ. Je termine également mon dernier cours de français avec le Cégep à distance et mon cours de philosophie Éthique et dopage, un cours offert par le Cégep à distance en collaboration avec l’Alliance Sport-Études. Mon objectif scolaire est simplement de finir tous ces cours avec une bonne moyenne.

Au niveau sportif, je vais mettre l’emphase sur l’amélioration de mes temps dans les disciplines individuelles du triathlon. De ce fait, j’aimerais travailler mon temps au 3000m et 5000m de course à pied. L’objectif est d’être sub 18 minutes au 5km. De plus, j’aimerais aller sous la barre du 4minutes30 à la natation. Au niveau du triathlon ça reste encore à voir, mais j’ai déjà plusieurs objectifs pour mes résultats en coupe continentale.