Bogdan Jora, étudiant-athlète en Judo | Alliance Sport-Études

Nom : Bogdan Jora
Âge : 20 ans
Résident de : Montréal
Sport : Judo (-73 kg)
Lieu d’entraînement : INS Québec
Établissement scolaire : Collège de Maisonneuve
Programme d’études : Comptabilité et gestion

Bogdan Jora a connu une formidable année en 2018, étant notamment sacré champion canadien des moins de 18 ans chez les moins de 66 kg. Après avoir été ralenti par des blessures et surtout la longue pause de compétitions en raison de la COVID-19, le judoka Bogdan Jora est fin prêt à reprendre l’action. Le 22 mars, il prendra le contrôle du compte Instagram de l’ASE.

Quand as-tu su que tu avais un talent particulier dans cette discipline ?

Ça fait 12 ans que je fais du judo. La première fois que j’ai participé aux Championnats canadiens U16, j’avais 13 ou 14 ans et j’y allais parce que je m’étais qualifié. Je ne pensais pas au résultat, mais j’ai fini en deuxième place et je pense que c’est là que je me suis rendu compte que je n’étais quand même pas si pire que ça. 

Qu’aimes-tu le plus de ce sport ?

Il y a plein de choses, mais j’aime tout ce que ça m’apporte dans ma vie. Je pense que c’est vrai pour pas mal tous les athlètes, mais on vit dans un monde différent, un peu dans notre bulle. On crée vraiment des liens avec nos amis, nos entraîneurs. C’est vraiment un privilège.

Et plus spécifiquement au judo, j’aime vraiment faire des combats, mais aussi de voir, avec le travail qu’on fait, comment on évolue, comment on devient meilleur jour après jour.

De quel résultat sportif es-tu le plus fier ?

C’est quand j’ai gagné les Championnats canadiens (moins de 18 ans chez les -66 kg en 2018). Mais chez les U18, j’avais aussi participé aux Championnats panaméricains juniors à Cordoba, en Argentine, et j’avais terminé en cinquième place. J’étais assez fier de moi.

Quelle est une semaine typique pour toi cet hiver ?

Le lundi, le mercredi et le vendredi, je fais de la musculation le matin et je reviens ensuite à la maison pour suivre mes cours. Je vais à l’INS Québec le soir pour faire du judo. Le mardi et le jeudi, le matin c’est juste de l’école et du judo le soir.

Quelles sont tes stratégies pour réussir ton double cheminement ?

Ce que j’essaie de faire le plus, c’est de prendre de l’avance. Quand la mi-session ou la fin de la session arrive, il y a vraiment beaucoup de travaux. Si je commence tout à l’avance, je pense que c’est vraiment ça qui me permet de réussir. Quand j’ai de petites pauses et que je n’ai pas d’entraînement, j’essaie de faire le plus de travaux scolaires possible.

Quels sont tes objectifs professionnels après ta carrière sportive ?

J’aimerais devenir comptable agréé. Sinon, je voudrais lancer une compagnie en rapport avec le sport. J’aimerais aussi devenir un entraîneur national, mais ça, ça reste à voir. (rires)

Dans le sport, c’est sûr que j’aimerais aller aux Jeux olympiques et aux Championnats du monde seniors.

As-tu un modèle à suivre dans ton sport ?

Antoine Valois-Fortier. Je le suis depuis que je suis petit et j’ai maintenant la chance de m’entraîner avec lui. En plus, c’est un super ami et c’est vraiment lui qui m’inspire le plus.

Dans d’autres sports, il y a Georges St-Pierre. En plus, il y a quelques années, j’ai reçu une bourse de sa part. Ça vient donner un coup de pouce et en plus, c’est un honneur.

Je dirais aussi Lionel Messi, parce que quand j’étais tout petit, j’étais quand même un grand fan de soccer. Je le suis un peu moins aujourd’hui, mais je le considère encore comme une idole.

À quel point es-tu impatient de revenir à la compétition ?

J’ai vraiment hâte parce qu’on s’entraîne fort, mais on dirait qu’on le fait sans avoir un vrai objectif. On ne sait pas quand on aura des compétitions. C’est difficile, mais la motivation est toujours là.

Qu’est-ce que tu aimerais partager lors de l’Instagram Takeover ?

En ce moment, à l’INS Québec, nous sommes les seuls au Canada à pouvoir faire du judo. C’est un système assez compliqué avec des bulles et je pense que ce serait intéressant de montrer comment ça fonctionne. Ça pourrait donner des idées aux judokas qui ne peuvent pas faire de judo en ce moment et peut-être aussi les inspirer.

 

Texte rédigé par Mathieu Dauphinais de Sportcom