Gaby Malenfant: de retour sur son BMX! | Alliance Sport-Études

Âge : 20 ans
Sport:  BMX de course
Établissement scolaire :  Cégep de Drummondville
Programme d’études :
Sciences humaines
Meilleur résultat en carrière :
  47e à la Coupe du monde Rock Hill en Caroline du Nord (2016)

1- Qu’est-ce que le BMX de course?

Le principe du BMX de course est très simple : il consiste en une course d’environ 30 secondes où les athlètes roulent sur un circuit en terre battue et traversent des obstacles afin de gagner de la vitesse et passer la ligne d’arrivée en premier. Une course s’effectue sur les vélos de type BMX bien sûr et le contact est permis en tout temps.  Cependant, ces contacts sont réglementés, on ne peut exagérer un contact afin de vouloir faire du mal à un autre pilote. De plus, il n’est pas rare de faire face à des vitesses de pointe de plus de 60 km/h entre les obstacles, surtout sur les pistes de type « Supercross » qui sont relativement plus grosses avec des butes de départ d’une hauteur d’environ 8 mètres.

2-Parle-moi de ton parcours sportif

Je pratique mon sport depuis maintenant 13 ans, et 3 ans au niveau professionnel. Je fais partie de l’équipe canadienne depuis 3 ans également. Je m’entraîne principalement à ma piste locale à Drummondville. Cependant, durant l’hiver, je dois m’exiler aux États-Unis dans l’état de la Floride pour continuer à pratiquer. Par ailleurs, je m’entraîne avec les entraîneurs de l’équipe canadienne soit Adam Muys ainsi que Kit Wong pour ne nommer que les deux principaux. Ceux-ci suivent ma progression et sont capables de m’aider dans mon développement malgré la distance, car le siège social de l’équipe est situé à Vancouver. C’est également avec eux que j’ai pu atteindre mon meilleur résultat sportif en carrière en 2016 à la Coupe du monde de Rock Hill en Caroline du Nord. Il faut comprendre que cette course était la manche finale de la Coupe et que la majorité des étoiles de notre sport y était.

3- Quels sont tes objectifs cette année?

Cette année, je vise une qualification au Championnat du monde qui se déroulera à Baku en Azerbaïdjan. Je dois donc performer aux premières courses de l’année, car je n’ai rempli aucun critère l’an passé dû à une blessure. Objectif de taille, mais certainement réalisable. Ensuite, j’aimerais faire un podium au Championnat canadien disputé à Drummondville sur ma piste locale.

4- Tu as subi une fracture au tibia cette année, comment s’est déroulé ta convalescence?

Ma blessure lors de l’été 2017 a été une fracture du tibia/péroné ainsi qu’une malléole complètement égrainée. L’épreuve cette année sera donc de regagner la confiance face à mon corps et sur mon vélo. Une de mes faiblesses personnelles étant certainement mon mental, je devrais travailler durement cet aspect pour regagner la confiance. Ensuite, l’amour du vélo ainsi que la bonne influence de mon entourage m’ont gardé sur la bonne voie, celle de la récupération rapide. De plus, rester informé des dernières nouvelles ainsi que des derniers résultats m’a également fait garder le moral et m’a aidé à surmonter cette blessure.

5- Tu étudies en sciences humaines au Cégep de Drummondville, quel métier aimerais-tu faire après ta carrière sportive?

J’aimerais travailler dans le domaine du sport, plus précisément dans mon sport. J’ai donc choisi ce programme d’études pour ensuite choisir un baccalauréat dans un domaine sportif qui m’intéresse. Je crois en connaître beaucoup au niveau du sport et j’aimerais dans le futur partager ces connaissances à d’autres athlètes en développement.

6- Qu’est-ce que tu aimes faire dans tes temps libres?

Dans mes temps libres, j’aime bien commencer des projets de bricolage. J’essaie entre autres de devenir un peu plus manuel. De plus, j’aime bien essayer d’autres sports comme le vélo de route, le vélo de montagne, le ski de fond, la raquette et bien plus. J’aime être dehors et m’amuser plutôt que me ramollir le cerveau devant la télévision. Bien sûr, j’ai un compte Netflix, mais je l’utilise très rarement.

Gaby Malenfant

7- Comment réussis-tu à concilier le sport et les études?

Je réussis toujours à concilier mes études et mon sport en faisant passer mes études avant mon sport. En effet, il est beaucoup plus facile de placer mes périodes d’études au moment de la journée où je suis le plus réveillé (le matin par exemple) et faire mes pratiques le soir. Bien sûr, je dois manquer quelques cours pour mes courses à l’extérieur, mais avec une bonne communication avec mes professeurs, il est possible de s’arranger très facilement.  En m’assurant de les avertir au moins 2-3 semaines d’avance, je peux m’assurer qu’il y aura une solution à mon absence. De plus, il est facile d’organiser mon horaire selon mes besoins avec mon répondant sport-études qui s’occupe de produire cet horaire et me donner des conseils pour mes cours à distance durant l’hiver.

8- As-tu déjà commis une erreur dans ta conciliation sport-études?

J’ai déjà effectivement commis des erreurs dans ma conciliation. En fait, je donnerais comme conseil numéro 1 à un nouvel étudiant-athlète d’être toujours en communication avec ses professeurs et de les informer de votre départ au moins 2 à 3 semaines d’avance. Durant ma première session, j’ai informé mes professeurs que quelques jours à l’avance de mon départ pour une dizaine de jours. Alors, la bonne communication est d’importance capitale pour une bonne relation étudiant-professeur.