Jean-Simon Desgagnés - étudiant-athlète en athlétisme | Alliance Sport-Études

Âge: 18 ans
Lieu de naissance: Québec
Sport: Athlétisme et Cross-country
Établissement scolaire: Cégep de Sainte-Foy
Programme d’études: Sciences de la nature
Meilleur résultat en carrière: 2e position au championnat canadien au 5000m

Depuis combien de temps pratiques-tu ce sport et comment l’as-tu découvert?

Je pratique l’athlétisme et le cross-country de façon intensive depuis maintenant 2 ans. Or, j’avais déjà découvert ce sport bien auparavant à mon école secondaire. Je faisais les compétitions locales ou régionales, mais sans plus. À ce moment, je m’intéressais plutôt aux sports d’équipe comme le basketball, le hockey et le football. Avec mon entrée au cégep en 2015, j’ai décidé de concentrer mes efforts vers le cross-country et l’athlétisme, une décision dont je suis très satisfait.

Comment se déroule ta saison actuellement?

En ce qui me concerne, l’automne est normalement réservé au cross-country tandis que l’hiver, je me concentre sur l’athlétisme intérieur et l’été, sur l’athlétisme extérieur. Cependant, cette année fut plus particulière en raison de ma sélection sur l’équipe canadienne de cross-country en vue des championnats du monde en Ouganda le 26 mars dernier. De ce fait, ma saison de cross-country s’est étendue jusqu’en mars, alors qu’elle se termine normalement en novembre. Je n’ai donc pas vraiment eu de saison d’athlétisme intérieur cette année. Cela dit, je viens tout juste de terminer ma saison de cross-country (allongée) et je débute actuellement ma saison d’athlétisme extérieur. Pour l’instant, elle se déroule très bien. J’ai connu une bonne première course de la saison au 5000m le 14 avril dernier avec un nouveau record personnel de 14:33.09!

Tu performes en cross-country et au 5000m, est-ce que ta préparation est différente selon le type de course?

Oui, la préparation est différente puisque le type de compétition n’est pas tout à fait semblable. Le cross-country consiste à courir des distances de 8km à 10km dans des sentiers boisés, sur du gazon ou de la terre battue. C’est un type de course à pied qui se pratique plus dans le « bois ». En ce qui a trait au 5000m, il s’agit de la course d’athlétisme bien connue sur la grande piste ovale de 400m. Souvent, l’entraînement pour la piste se fait exclusivement sur celle-ci en plus des sorties de jogging sur la route. Pour le cross-country, quelques entraînements de piste sont parfois de mise, mais la majeure partie se fait sur des surfaces comme de la terre ou du gazon, et se fait majoritairement sur des sentiers présentant un certain relief afin de répliquer plus fidèlement le parcours de compétition. Par exemple, les plaines d’Abraham sont un lieu où nous nous entraînons souvent avec le club.

Pourquoi avoir choisi le club d’athlétisme et cross-country Rouge et Or de l’Université Laval pour compétitionner à l’automne 2017?

J’ai choisi ce club puisque le Rouge et Or est présentement une équipe de premier niveau dans ces deux disciplines. En effet, ils ont remporté le championnat canadien (U SPORTS) de cross-country en 2016 et ont terminé en troisième position au championnat canadien d’athlétisme intérieur. Je vais donc rejoindre une équipe de premier plan sur la scène nationale et capable d’aspirer aux grands honneurs encore dans les années futures. Également, étant déjà membre du club civil d’athlétisme de l’Université Laval, je suis déjà familier avec la dynamique de l’association et je travaille déjà avec l’entraîneur de la formation universitaire. Finalement, le groupe d’entraînement est de très bon niveau avec le Rouge et Or, puis, je l’espère, pourra me permettre de progresser dans les prochaines années.

Comment te prépares-tu avant une compétition sportive? Utilises-tu le même type de préparation avant un examen?

Avant une compétition, j’essaye surtout d’avoir un bon sommeil lors des quelques jours précédant la course. Ensuite, rendu au moment de compétitionner, je planifie la stratégie de course puis visualise les moments clés de celle-ci.  Il ne reste plus qu’à tout donner sur la piste. Au même titre, le jour de l’examen le travail est déjà accompli, l’étude a déjà été faite. Il ne reste plus qu’à retranscrire et mettre le tout en application.

Pourrais-tu nous décrire une de tes journées typiques en conciliation sport-études?

Mes journées sont souvent d’abord consacrées à mes cours au cégep. Je me présente donc à ceux-ci qui se terminent majoritairement à 16h. Ensuite, puisque j’étudie au cégep de Sainte-Foy, je peux me rendre à pied au PEPS de l’Université Laval pour mon entraînement soit sur la piste ou sur d’autres sentiers en période de cross-country.  Après l’entraînement de course, le groupe se dirige souvent vers la salle de musculation pour compléter le tout avec quelques exercices musculaires ou de stabilité. Je retourne par la suite à la maison, prends un bon souper afin de bien récupérer. Finalement, je m’installe à mon bureau de travail et je m’adonne à mes devoirs pour le reste de la soirée.

Tu étudies actuellement en sciences de la nature au Cégep de Sainte-Foy, pourquoi avoir choisi ce programme?

J’ai choisi ce programme tout d’abord parce que je suis un passionné de science. J’adore apprendre de nouveaux concepts ou découvertes scientifiques que ce soit sur la physique, la biologie, la chimie, etc. De plus, ce programme est aussi un prérequis pour les domaines qui m’intéressent à l’université soit la médecine et le génie physique.

Dans quelles compétitions pouvons-nous te suivre dans les prochains mois et quels sont tes objectifs pour les prochaines années?

Mes prochaines compétitions dans les mois à venir seront d’abord aux États-Unis à la suite d’un camp d’entraînement en altitude. Je compétitionnerai ensuite en sol québécois à la soirée Rouge et Or au PEPS de l’Université Laval. Par la suite, je participerai au championnat canadien à Ottawa mi-juillet. Mes objectifs à court terme sont une sélection sur l’équipe canadienne pour les championnats panaméricains U20 d’athlétisme à la fin juillet au Pérou, puis réaliser un podium aux Jeux du Canada cet été. À plus long terme, j’aimerais connaître un bon début de compétition au niveau universitaire. Éventuellement, j’aimerais remporter une médaille au championnat canadien universitaire soit de cross-country ou d’athlétisme intérieur. Pour le reste, rien ne nous empêche de rêver, espérons que l’avenir réserve de belles surprises.

En terminant, quel impact l’Alliance Sport-Études a eu sur ton cheminement académique et sportif?

Elle a eu un impact très positif. Que ce soit par l’adaptation des horaires en fonction des entraînements ou la reconnaissance des acquis en éducation physique, l’Alliance Sport-Études a certainement facilité la conciliation de ces deux sphères de ma vie. Savoir qu’un organisme de la sorte soutient notre implication académique et sportive est toujours encourageant.