Lily Plante, étudiante-athlète en cyclisme sur piste et route | Alliance Sport-Études

Nom : Lily Plante
Âge : 20 ans (le 14 juin)
Discipline : Cyclisme sur piste et sur route
Établissement scolaire : Cégep à distance
Programme d’étude : Sciences humaines

Ancienne nageuse, Lily Plante s’est convertie au cyclisme en 2015, et avec succès puisque deux ans plus tard, l’athlète qui vient tout juste d’avoir 20 ans participait à ses premiers championnats du monde. L’étudiante au Cégep à distance en sciences humaines a pour objectif de se qualifier pour les Jeux olympiques de Paris.

Comment décrirais-tu ton sport à quelqu’un qui s’apprête à voir une compétition pour la première fois?

« Le cyclisme sur piste et le cyclisme sur route sont pratiquement deux sports différents. Si je commence avec la piste, c’est un sport intérieur, je fais des épreuves d’endurance, donc de la poursuite par équipe, c’est-à-dire une course à relais avec trois autres membres de mon équipe sur 4km. Je fais aussi des épreuves de peloton où il y a des courses d’élimination, à chaque tour le dernier est éliminé, ou des courses aux points où on doit faire un sprint à chaque dix tours. Pour le cyclisme sur route, il y a deux types d’épreuves, le contre-la-montre où on parcourt une distance prédéterminée le plus rapidement possible seule et il y a aussi les courses sur route en peloton où tout le monde commence en même temps. 

À quel moment as-tu commencé dans cette discipline et comment as-tu compris que tu avais du potentiel dans ce sport?

J’ai été une nageuse pendant huit ans et, en 2015, j’ai réalisé que j’avais de moins en moins de plaisir à pratiquer ce sport. J’étais tannée. L’année suivante, en 2016, j’ai commencé le vélo et je me suis qualifiée tout de suite pour les Jeux du Québec à Montréal. Je m’améliorais rapidement et j’ai compris que si j’étais sérieuse dans mes entraînements, j’avais une chance de me rendre assez loin dans ce sport.

Quelles sont tes plus grandes forces dans ton sport?

Je lis très bien les courses, je suis donc bonne pour savoir quelles stratégies utiliser. Le cyclisme n’est pas toujours un sport individuel donc cette qualité-là aide beaucoup mon équipe également. Je suis aussi une personne rassembleuse. 

Quelle facette du cyclisme aimes-tu par-dessus tout?

C’est un privilège de pouvoir voyager pour pratiquer mon sport. En cyclisme sur route, on est à la vitesse parfaite pour apprécier le paysage sur une longue distance.

De quelle performance es-tu la plus fière?

Aux Championnats du monde juniors sur piste en 2017, j’ai terminé cinquième à la course aux points et j’en suis vraiment fière. Aussi, à la poursuite par équipe avec mes coéquipières, nous avons terminé cinquièmes et nous avons établi un record canadien, donc c’est une performance dont je vais me rappeler très longtemps.

As-tu un modèle dans ton sport?

Pas précisément, mais je suis fière de ce que je vois du cyclisme féminin présentement. Les femmes n’ont pas le même salaire que les hommes, mais il y a beaucoup de femmes qui prennent le rôle de porte-parole en ce moment pour améliorer nos conditions. Je pense notamment à la Canadienne Alison Jackson qui travaille fort pour faire valoir le sport féminin.

Comment fais-tu pour réussir autant au niveau sportif qu’académique?

À l’automne, j’ai souvent la possibilité d’aller au cégep en présentiel, ce qui me donne la 

chance d’aller plus vite et souvent d’avoir des meilleures notes puisque je peux participer activement au cours. Pour la session d’hiver, je suis à distance complètement donc je suis un peu moins de cours et je me donne des objectifs raisonnables. Dans mon équipe sur la route, on est toutes des étudiantes donc on réussit à se motiver pour faire des périodes d’études. 

Quels sont tes objectifs professionnels?

J’ai adoré mes cours de psychologie au cégep. Sinon j’aime beaucoup l’éducation physique, mais peut-être plus du côté de la recherche. Ce sont les deux avenues qui m’intéressent en ce moment.

Avec la pandémie, comment as-tu vécu la dernière année?

Je crois avoir été très résiliente en mars 2020 au début de la pandémie. J’ai pu continuer à m’entraîner en me disant que tout le travail allait payer quand les courses recommenceraient. Ç’a été plus difficile dans les derniers mois quand je voyais que le calendrier de ma fédération tardait à sortir et qu’on ne savait pas quand les courses allaient recommencer. Mon objectif demeure les Jeux olympiques de Paris en 2024, mais la pandémie a affecté ma préparation technique puisque je n’ai pas pu faire de compétitions pendant une longue période.

 

 

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Texte rédigé par Sportcom
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