« Mais pourquoi tu cours en fait? » | Alliance Sport-Études

Tout coureur a déjà entendu une remarque de ce genre. Comment expliquer alors à un joueur de soccer, qui suit tous les matchs de la FIFA et qui ne jure que par son sport, qu’il y a du plaisir à tirer d’une longue sortie dans les sentiers du Mont-Royal, d’un petit jog matinal dans son quartier, d’intervalles de 200m sur la piste du Complexe sportif Claude-Robillard?

« Tu trouves pas ça plate? J’sais pas comment tu fais, moi j’ai besoin d’un ballon pour courir. Sinon, j’reste chez nous! »

Le questionnement est valable. A priori, courir c’est tout simplement mettre un pas devant l’autre. Y’a rien là. Sérieusement, peut-on même appeler ça un sport? Ce n’est qu’une série de foulées.

Mais derrière chaque foulée, il y a des objectifs.

Courir pour se mettre ou se remettre en forme, pour s’améliorer, pour performer. Pour aller plus vite ou plus loin. Pour s’évader, réfléchir, prendre l’air. Parce qu’on en a besoin, avant ou après une journée de travail.

Derrière chaque foulée, il y a une histoire.

Il y a des bons coups et des échecs, comme diraient Les Cowboys Fringants. Il y a des blessures, des abandons, mais aussi des records personnels et des records du monde.

Derrière chaque foulée, il y a de l’émotion.

Il y a un sentiment d’accomplissement, de dépassement de soi. Une impression d’être libre, alors que le soleil, le vent, la pluie et la neige caressent un visage ruisselant de sueur. Alors que les pieds, eux, se posent de façon rythmée sur le sol. Alors que les poumons se remplissent d’oxygène et que la tête se vide de toute inquiétude.

C’est un peu difficile à expliquer.

La passion, la fierté, l’exaltation… Ce sont des émotions qui ne peuvent être décrites. Elles se vivent, se ressentent et revêtent une signification particulière pour chacun. Pour les comprendre, il ne suffit que d’enfiler ses souliers et d’adopter ses propres objectifs, pour en arriver à construire ses propres histoires…Attention, les sceptiques seront confondus!