MARIE-FRÉDÉRIQUE POULIN | Alliance Sport-Études

Âge: 19 ans                  
Lieu de naissance: Trois-Rivières
Sport: Athlétisme
Discipline : 400m haies
Lieu d’entraînement : Shawinigan et Trois-Rivières
Entraîneur : Pierre Thibodeau
Établissement scolaire: Cégep de Trois-Rivières
Programme d’études: Sciences de la nature

1. Depuis combien de temps pratiques-tu ton sport et qu’est-ce qui fait que c’est ta passion?

Je pratique l’athlétisme depuis maintenant 8 ans. J’ai toujours aimé courir et je pratique la course à pied depuis que je suis toute jeune. Depuis quelques années, j’ai commencé les haies, ce qui m’apporte encore plus d’adrénaline lors des courses et j’adore ça! De plus, l’athlétisme est un sport individuel, mais on s’entraine en équipe; c’est donc très motivant. Il y a un fort esprit d’équipe au sein du club et on s’encourage même aux entrainements.

2. Tu as tout récemment subi une commotion cérébrale assez sévère. Peux-tu nous expliquer les circonstances et les conséquences de cette commotion?

Cet automne, j’ai décidé de rejouer au flag-football après 2 années de pause. J’ai pu renouer avec cette passion en évoluant avec l’équipe de mon Cégep, les Diablos. Nous avons eu une saison parfaite, sans subir aucune défaite, puis nous avons gagné la finale. Malheureusement, c’est pendant ce match chaudement disputé que j’ai subi une commotion cérébrale. J’ai donc, à partir de ce moment, été en arrêt total de mes activités, tant au niveau de l’entraînement qu’au niveau des études et ce, pour une période de 2 mois. Ces 2 mois n’ont pas été de tout repos tant du côté physique, psychologique et émotionnel. Il m’était dur de garder le moral à certains moments, parce qu’après certains progrès, souvent je faisais une rechute et les symptômes réapparaissaient. Heureusement, à ce jour, je n’ai plus de séquelles sévères. Il me faut seulement un peu plus de concentration pour étudier.

3. Quels moyens as-tu pris pour surmonter cet obstacle?

Afin de me rétablir le plus rapidement possible, je me suis reposée de toute stimulation néfaste afin de favoriser une bonne récupération et ne garder aucune séquelle de ma commotion cérébrale. Puis, j’ai débuté mes étirements de flexibilité de façon progressive pour retrouver une meilleure mobilité. Ensuite, je suis allée rencontrer mon API afin de trouver les meilleures solutions pour la suite de mon parcours académique. Je me suis sentie vraiment bien accueillie et j’ai compris que j’arriverais à m’en sortir. Quel soulagement! Mon professeur de français m’a permis de reporter mon examen final au mois de janvier pour me permettre de mieux récupérer. Les autres enseignants ont aussi été conciliants en me permettant de reprendre les examens et la matière à mon propre rythme. J’ai repris l’entraînement graduellement jusqu’à ce que je ne ressente plus de symptômes et je suis partie en camp d’entraînement pendant le temps des fêtes, ce qui m’a grandement aidée dans ma progression.

4. Tu as fait preuve de beaucoup de persévérance. Peux-tu nous en parler un peu?

 Malgré les embûches, j’ai su continuer ma progression vers la voie de la guérison et de la réussite sans jamais abandonner. Bien que je sois une personne de nature très positive, il m’est arrivé de douter. Être bien entourée m’a aidée à avancer et à garder un bon moral. Je dois avouer que j’avais très hâte de bouger. Je me sentais impuissante face à cette situation. Même si, au départ, les exercices de flexibilité semblaient minimes, cela m’a grandement aidée. Physiquement et moralement, je sentais que je retrouvais un certain contrôle sur ma guérison. Au niveau académique, j’ai dû reprendre l’étude à zéro, dans certaines matières, mon cerveau avait effacé ou mélangé certaines informations. Je n’ai pas eu le choix et j’ai tout repris du début. Ce qui m’apparaissait comme une montagne, au départ, a finalement été possible. Comme dans tous les domaines, le travail acharné mène à la réussite! Heureusement, tous mes efforts ont porté fruit!

5. Maintenant que tu es complétement rétablie, quel est ton prochain objectif sportif?

 Mon prochain objectif est de monter sur le podium aux Championnats canadiens au 400m haies en juillet prochain.

6. Parle-nous de ton programme d’études et de ce que tu aimerais faire après ta carrière sportive.

J’étudie présentement en sciences de la nature au Cégep de Trois-Rivières. J’aimerais travailler dans le domaine de la santé et j’aimerais bien côtoyer des athlètes au quotidien.

7. Tu as récemment reçu une bourse régionale et une bourse nationale de la Fondation Sport-Études pour ta persévérance et l’excellence de tes résultats académiques. Pourquoi est-ce que c’est important pour toi de concilier le sport et les études?

Je trouve important de concilier le sport et les études parce que cela me permet d’avoir une vie équilibrée. Les études représentent un volet important dans ma vie, car elles vont me permettre d’avoir la carrière que je désire. Concilier le sport tout en étant étudiante me permet de poursuivre ma passion. De plus, cela développe plusieurs habiletés qui vont m’être utiles plus tard comme l’organisation, l’efficacité et la persévérance. La discipline est aussi une des forces que j’ai développées au fil des années et j’en suis fière.

 

8. Quel conseil donnerais-tu aux étudiants-athlètes qui entameront leur double cheminement collégial à l’automne prochain?

Il est important d’être organisé dans la gestion de son horaire. J’aimerais souligner que les aides pédagogiques individuels sont toujours là pour nous aider et que les parrains de l’Alliance Sport-Études sont aussi là pour répondre à vos questions. En fait, il faut bien planifier ses périodes d’études et d’entrainements. Lorsqu’on connait bien les moments où on est efficace, cela permet de maximiser le temps accordé aux études. Il n’y pas de recette magique : Il faut travailler fort et être organisé!