Nicolas Beaulieu: En route vers les Championnats du monde juniors! | Alliance Sport-Études

Âge : 19
Sport:  Ski de fond
Établissement scolaire :  Cégep de Sherbrooke
Programme d’études :
Sciences de la nature
Meilleur résultat en carrière : 
Médaille d’argent au sprint classique junior des championnats canadiens 2017

1. Qu’est-ce que le ski de fond?

Le ski de fond en tant que sport compétitif consiste d’abord en deux styles, pratiqués en alternance selon les compétitions, ou enchaînés dans la même course lorsque c’est un skiathlon. Lors des courses en pas de patin, la technique n’est pas limitée, mais lors des courses de classique, les athlètes sont regardés afin qu’ils respectent le style et qu’ils ne fassent pas de patin. Les courses varient de 1,2 km, pour les sprints, à 30 km pour un athlète junior masculin ou 50 km pour un athlète sénior masculin. Les distances les plus courantes sont 1,2 km, 10 km, et 15 km. Dans toutes les courses, c’est le plus rapide qui gagne.

2. Pourrais-tu me parler de ton parcours sportif?

J’ai débuté le ski de fond à l’âge de deux ans et demi. Mes parents m’ont inscrit pour la première fois dans le club de ski de fond du parc du Mont-Orford à l’âge de 4 ans. Trop rapide pour les Jeannot Lapins, j’ai été placé dans le niveau 1. J’ai ensuite fait les niveaux 2 et 3 pour me retrouver dans le programme de compétition à 7 ans. Cette année est donc ma 13e saison de compétition, mais ma 7e année dans le programme Relève 3 avec mon entraîneur, Gilles Lefebvre. J’ai été un an dans l’équipe de développement et je suis sur l’Équipe du Québec pour une deuxième année. Également, je suis sur l’équipe nationale junior cette saison.

Nicolas Beaulieu

3. Quel est ton objectif sportif cette année?

Mon objectif cette année est de me qualifier pour les championnats du monde juniors et d’y faire au moins un top 20. Je veux terminer sur le podium au moins une fois aux championnats canadiens. On peut me suivre à la Coupe NorAm de Silver Star, dans des étapes du USSA Supertour au Vermont, sur le circuit de la Coupe du Québec et aux championnats canadiens.

4. Tu étudies actuellement en sciences de la nature au Cégep de Sherbrooke, pourquoi avoir choisi ce programme?

J’ai choisi les sciences de la nature puisque j’aime les sciences pures en général. C’était donc une continuité du secondaire pour moi. Puis, je me suis rendu compte au cégep que je voulais étudier en médecine par après. La passion pour la santé que m’a transmise le sport, ainsi que le désir d’aider les gens à rester en santé ou à en retrouver une meilleure motive mes choix, d’autant plus que j’aime beaucoup mon cours de biologie portant sur la physiologie humaine.

Nicolas Beaulieu

5. Qu’est-ce que tu aimes faire dans tes temps libres?

Mes temps libres sont limités, mais regarder des émissions de télé du genre de Infoman ou lire des livres qui se rapportent au sport fait partie de mes temps libres. Récemment, j’ai lu le livre de Laurent Duvernay-Tardif, qui m’a inspiré pour la suite de ma carrière. J’essaie de voir mes amis qui ne sont pas reliés au ski de temps en temps aussi, mais comme ils peuvent en témoigner, ce n’est pas toujours facile! Sinon, j’aide aussi mon club avec l’infolettre et les mises à jour du site web.

6. Tu pratiques un sport d’hiver, de quelle façon t’entraînes-tu durant l’été ?

L’été, le ski de fond à roulettes vient remplacer le ski sur neige, tant en classique qu’en patin. Par contre, ce n’est pas parfait comme transposition de l’asphalte à la neige, surtout en classique. L’un des deux fait aussi plus mal lorsqu’on tombe… L’usage de machines comme le skierg, un genre de rameur spécifique au ski de fond et à la double poussée, permet de travailler de façon spécifique aussi. Je fais de la course à pied, du vélo et de la musculation pour venir compléter le tout. Des exercices spécifiques à la course à pied avec ou sans bâtons sont les derniers éléments de mon entraînement estival.

Nicolas Beaulieu

7. De quelle façon réussis-tu à concilier le sport et les études?

Je réussis bien à concilier le sport et les études puisque je le fais depuis le tout début de mon secondaire. J’ai donc acquis des techniques me permettant de toujours être à jour même quand je m’absente 2-3 semaines, ce qui impressionne souvent mes amis, plus en retard que moi quand je reviens à l’école… J’essaie souvent d’en faire le plus possible avant de partir, sachant que c’est plus difficile de travailler à 100 % de son régime habituel à l’extérieur. J’essaie aussi de reprendre le plus d’examens avant de partir, histoire de m’enlever un stress à mon retour. Mes professeurs sont tous très compréhensifs et m’aident dans ce parcours. Ils savent que j’ai de la facilité à l’école et donc, que mes absences ne feront pas trop de tort. Je prends les notes de mes amis, qui m’envoient des photos le soir après les cours, que je recopie pour reprendre la matière à distance. J’étudie un peu le matin, à l’école et le soir avant de me coucher.

8. Quel conseil donnerais-tu à un étudiant-athlète qui fait son arrivée au cégep?

Le conseil que j’aurais à donner c’est de toujours être le plus à jour possible et de ne jamais reporter quoi que ce soit à plus tard. Ça permet de ne jamais avoir de période trop intense qui fait que l’entraînement ou les compétitions écopent de ce comportement qui aurait pu être évité. Aussi, faire son cégep en 3 ans est le parfait rapport sport-études selon moi, afin d’être à 100 % dans les deux.