Océane Fillion - Étudiante-athlète en snowboard | Alliance Sport-Études

OCÉANE FILLION

Âge:  18 ans
Lieu de naissance:  Chicoutimi
Sport:  Snowboard
Établissement scolaire : 
Cégep de Sainte-Foy
Programme d’études : 
Sciences humaines
Meilleur résultat en carrière : 
3e place aux Championnats du monde juniors de Big Air.

Tu as compétitionné en slopestyle et en big air dans les dernières années, pourrais-tu nous expliquer la différence entre ses deux disciplines?

Le slopestyle est un parcours composé d’un certain nombre de rampes, généralement entre 2 et 4, et d’un certain nombre de sauts, entre 2 et 4 également. Pour ce qui est du big air, il s’agit d’un seul saut qui, comme son nom l’indique, est souvent plus imposant que ceux de slopestyle. Dans les deux disciplines, l’athlète qui obtient la plus haute note pour l’une de ses descentes remporte la victoire.

Depuis combien de temps pratiques-tu ce sport et comment l’as-tu découvert?

Mon début sur la neige s’est fait en ski à l’âge de trois ans, grâce à mon père qui était un mordu de ce sport. Toutefois, dès l’âge de six ans, j’ai décidé de troquer mes skis contre une planche après avoir vu d’autres jeunes s’exécuter dans le parc à neige. C’est donc mon côté téméraire qui m’a guidée vers ce sport.

Est-ce qu’il est difficile de pratiquer un sport où tu n’as pas le contrôle sur le pointage des juges ?

Il est évident qu’un sport jugé peut parfois apporter certaines frustrations. Il m’est déjà arrivé de ne pas comprendre la décision des juges et de sentir que je n’avais pas obtenu la note que je méritais. Toutefois, il faut réaliser que tous les athlètes sont dans le même bateau et que ce sont les mêmes juges qui évaluent nos performances. Ainsi, j’ai appris à ne plus m’en faire avec ça, mais plutôt de me concentrer sur les facteurs que je peux contrôler.

Tu as subi une blessure en juillet 2016 qui t’a empêchée de compétitionner dans les derniers mois. Seras-tu en mesure de participer au camp d’entraînement de l’équipe nationale et quand pourras-tu retourner en compétition?

J’ai subi une déchirure du ligament croisé antérieur qui a mené à une intervention chirurgicale importante. Je reviens donc juste à temps pour le camp de l’équipe nationale, du 15 au 30 avril prochain à Whistler. Malheureusement, le calendrier de compétitions pour cette saison est terminé, ce qui signifie que je ne pourrai pas compétitionner avant la prochaine saison.

Comment te prépares-tu avant une compétition sportive? Utilises-tu le même type de préparation avant un examen?

Ma préparation commence tout d’abord par un bon entraînement. Les quelques jours avant une compétition, je tente de réussir mes figures parfaitement afin de faire de même lors de la compétition. Cela peut donc se comparer à l’école; lorsque j’ai un examen qui approche, je redouble d’efforts et je fais le plus d’exercices et de révision liés à la matière. Puis, en compétition comme en examen, je prends toujours le temps de prendre un déjeuner nutritif avant de partir. Finalement, lors de mes compétitions, je fais un bon échauffement et je tente de visualiser la performance que je veux faire.

 

Pourrais-tu nous décrire une de tes journées typiques en conciliation sport-études?

Je me lève généralement à 7h afin de me préparer pour l’école. La plupart du temps, j’ai des cours de 8h à midi. Par la suite, je reviens rapidement chez moi afin de dîner et de prendre ce que j’ai besoin pour faire de la planche. Je rejoins donc mon coach à la montagne et je m’entraîne jusqu’à 16h. Je me rends ensuite au gym afin de compléter mon programme de musculation et je soupe par la suite. Je consacre le reste de ma soirée à mes devoirs et à différentes occupations.

Tu as déjà fait des conférences dans des écoles pour parler de ton parcours, pourquoi c’est important pour toi de t’impliquer dans ta communauté?

Je trouve qu’il est important de transmettre aux jeunes ma passion du sport. Avec la technologie qui prend beaucoup de place dans notre vie actuelle, notamment chez les jeunes et les enfants, il est d’autant plus nécessaire de les encourager à rester actifs. En donnant des conférences dans les écoles, j’espère montrer aux enfants que le sport peut être vraiment amusant, qu’il suffit seulement d’en trouver un qui les passionne. De plus, étant une fille qui évolue dans un sport majoritairement masculin, je trouve qu’il est important d’inspirer les jeunes filles à bouger. Il y a de la relève dans notre sport, mais pas tant que ça. Alors si je réussis à convaincre un petit garçon ou une petite fille à se mettre à la planche à neige, ou même à n’importe quel autre sport, je considère ma mission accomplie.

Tu étudies présentement en sciences humaines au Cégep de Sainte-Foy, pourquoi avoir choisi ce programme?

J’ai choisi ce programme puisqu’il me permettra de poursuivre dans un des domaines qui m’intéressent à l’université, c’est-à-dire le journalisme, l’administration et le droit.

As-tu déjà commis une erreur dans ta préparation scolaire et quel conseil pourrais-tu donner aux étudiants-athlètes qui commencent leur double cheminement ?

Je dirais qu’une des principales erreurs que j’ai commises au cours de mon cégep est la procrastination. Avec les cours à distance, il est très facile de remettre à plus tard les devoirs ou l’étude qui est à faire. Mais en vérité, on ne peut pas repousser ce qui doit être fait indéfiniment. C’est là qu’on peut se retrouver dans le trouble, avec beaucoup trop de choses à faire, qu’on aurait pu faire il y a un mois. J’ai cependant appris de mes erreurs et je tente de m’imposer des dates limites, ce qui semble fonctionner jusqu’à maintenant. Ainsi, je ne me retrouve pas dans le pétrin la veille d’une remise de travaux.

 

Dans quelles compétitions pouvons-nous te suivre dans les prochains mois et quels sont tes objectifs pour les prochaines années?

Je ne connais pas encore mon calendrier de compétitions pour la prochaine saison, mais je devrais être de retour sur le circuit en décembre ou janvier. Pour les prochains mois, je me concentrerai vraiment sur mon entraînement. Comme j’ai manqué près de neuf mois, il sera primordial de rattraper le temps perdu sur la neige. Toutefois, mon objectif à court terme est de participer à une ou plusieurs Coupes du Monde la saison prochaine. Pour ce qui est des prochaines années, mon objectif est de faire partie de l’équipe nationale. Finalement, mon objectif ultime est de participer aux Olympiques de 2022, à Pékin.

En terminant, quel impact l’Alliance Sport-Études a eu sur ton cheminement académique et sportif?

Être membre de l’Alliance me permet entre autres de régler mon horaire en fonction de mes entraînements et de mes compétitions. Cela me permet aussi d’obtenir le consentement des professeurs pour des absences liées à mon sport et d’avoir accès à différentes ressources très utiles. L’Alliance Sport-Études me permet aussi de suivre des cours à distance et d’obtenir une reconnaissance des acquis pour les cours d’éducation physique. Tout cela facilite grandement la conciliation sport et études.