Roselyne Houde étudiante-athlète en rugby | Alliance Sport-Études

Nom : Roselyne Houde
Âge : 18 (8 avril)
Discipline : Rugby
Établissement scolaire : Cégep de Saint-Hyacinthe
Programme d’étude : Science de la nature

À quel moment as-tu débuté dans cette discipline et comment as-tu compris que tu avais du potentiel dans ce sport?

J’ai commencé à jouer en secondaire 4. Il y avait un camp d’entraînement pour l’équipe de rugby de l’école et j’ai décidé d’y aller juste pour le plaisir. Je ne savais pas trop ce que c’était le rugby et je n’avais évidemment pas beaucoup d’attentes. L’entraîneur m’a trouvé vraiment bonne après la première pratique et j’ai été choisie pour l’équipe. Durant la même année, j’ai fait l’équipe du Québec, j’ai fait des sélections et j’ai vite compris que j’avais peut-être du potentiel dans ce sport.

Pourquoi le rugby?

Le rugby est un sport complet : on peut botter le ballon, on peut l’attraper, on peut faire des passes avec les mains ou les pieds, on peut courir. J’aime que ce soit si diversifié. Il y a aussi le plaquage qui est différent des autres sports. La notion de respect est aussi importante dans le rugby et c’est un beau sport pour ça. J’ai fait du patinage artistique toute ma vie et j’ai plus le physique d’une patineuse que d’une joueuse de rugby, souvent les gens ne croient pas que je pratique ce sport.

Quelles sont tes plus grandes forces dans ton sport?

Tout le monde trouve son compte au rugby. Je suis plus petite que les autres et je suis capable d’utiliser ma vitesse à mon avantage. Je suis capable de faire énormément de points. Je veux quand même développer les autres aspects du sport, je veux, entre autres, améliorer mes passes.

Quel est ton plus beau souvenir dans ce sport?

À ma première année en rugby à l’École secondaire Polybel à Beloeil, on a pratiquement gagné toutes nos parties, on a été championnes de la saison régulière et on a remporté le championnat des séries. Ç’a bien commencé ma carrière dans le sport.

As-tu un modèle dans ton sport?

J’ai beaucoup suivi les Olympiques cet été. Mais sinon je pense que ce serait Magali Harvey qui a fait les équipes du Québec et du Canada. Ç’a été une des meilleures joueuses québécoises et elle est un beau modèle pour moi.

Pourquoi l’école est-elle si importante pour toi?

C’est important pour moi d’assurer mon avenir, d’avoir un travail stable plus tard. Je m’intéresse beaucoup au domaine de la santé. J’adore faire du sport, mais j’aimerais aussi peut-être devenir physiothérapeute pour aider les athlètes blessés. Je ne sais pas encore en quoi exactement je veux étudier à l’université, mais j’aimerais pouvoir combiner ma passion du sport et celle de la santé.

 Comment fais-tu pour réussir dans le sport et dans tes études?

Je me fais des horaires assez stricts et bien planifiés. Ça m’aide beaucoup à avoir un équilibre entre mes études et le sport. Mes cours sont majoritairement en présentiel, mais j’ai quelques cours à distance pour éviter du voyagement. Ça demande beaucoup d’autonomie, mais je suis capable d’y aller à mon rythme. Il faut que je sois à mon affaire et ça me motive également.

Quels sont tes objectifs à court et à long terme?

Je veux continuer dans les équipes du Québec à court terme. Il y a les Jeux du Canada l’été prochain et c’est la première fois qu’il y aura du rugby à ces Jeux. Les sélections arrivent à grands pas et ce serait une belle réalisation pour moi. Si on voit à plus long terme, c’est sûr que j’aimerais être sur l’équipe canadienne. Mon rêve le plus fou serait évidemment les Jeux olympiques.

Comment as-tu été capable de rester motivée dans la dernière année et demie?

Il n’y a pas eu beaucoup de rugby dans les 18 derniers mois. J’ai commencé à m’entraîner à la maison avec un préparateur physique. Il m’a préparé des entraînements qui ont été bénéfiques. Depuis qu’on a repris les entraînements normaux avec l’équipe, je suis l’une des plus en forme grâce à ma préparation pendant les mois de confinement. Je ne me suis jamais senti aussi bien.

 

Texte rédigé par Sportcom