Se réinventer, s’adapter et s’encourager en temps de pandémie | Alliance Sport-Études

Depuis déjà une dizaine de mois, la pandémie amène son lot de changements pour tous les étudiants-athlètes de la province qui ne baissent pas les bras pour autant. C’est le cas pour Alexandre Alain, ancien de l’Alliance ainsi que Olivia Chamandy et Elizabeth Hosking, actuellement membres, qui, à leur manière, ont su se renouveler et s’ajuster
pour atteindre leurs objectifs à court et à long terme.

Une décision déchirante, mais éclairée

Le choix n’a pas été facile, mais c’est avec la tête en paix et avec une tonne de motivation qu’Alexandre Alain, a pris la décision de quitter le Rocket de Laval afin de poursuivre des études à temps plein en physiothérapie à l’Université Laval.

«Ce n’est pas une décision prise sur un coup de tête! Le début de la saison a été repoussé en raison de la pandémie et ça m’a donné beaucoup de temps pour réfléchir. Je me suis rendu compte que j’adore encore le hockey, mais que j’ai d’autres intérêts et d’autres passions que je veux explorer», a mentionné celui qui avait réalisé un rêve en signant un contrat professionnel avec l’organisation des Canadiens de Montréal, en 2018.

Passionné par le domaine de la santé, l’ancien membre de l’Alliance Sport-Études a entrepris sa deuxième session à temps plein au cours des derniers jours et continue de s’acclimater à un mode de vie qui fait contraste avec ce qu’il vivait au quotidien avec le club-école du Canadien.

« J’étais super heureux et j’adorais ce que je faisais, mais ça demandait beaucoup de sacrifices. Je devrai certainement en faire d’autres, mais je pense que cette décision-là va me rendre plus heureux encore », a poursuivi l’ancien porte-couleurs des Olympiques de Gatineau et de l’Armada de Blainville-Boisbriand.

À la suite de ses études en sciences de la nature au Cégep de l’Outaouais et au Cégep de St-Jérôme lors de son passage dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Alain avait décidé de poursuivre son parcours académique en optant pour des cours universitaires à distance pendant son séjour avec le Rocket de Laval.

« Pour moi, l’école a toujours occupé une place primordiale. Peu importe ce que tu y fais, ça te donne des outils pour le futur, alors c’était important de continuer, même en jouant au niveau professionnel », a analysé le jeune homme de 23 ans qui, même s’il met un terme à sa carrière d’hockeyeur, demeure actif et compte profiter de son temps libre pour s’adonner à de nouveaux sports.

S’exiler pour sa passion

De ses propres dires, Olivia Chamandy a connu une période plus difficile lors du premier confinement, au printemps dernier. C’est pourquoi elle s’est installée en Saskatchewan, à l’automne, afin de continuer de plonger, ce qu’elle ne pouvait plus faire au Québec en raison du renforcement des mesures sanitaires.

« À l’image de plusieurs athlètes, la première vague a été rough pour moi et je ne voulais pas revivre ça. J’ai tout de suite écrit à mon entraîneur pour voir s’il y avait une possibilité de continuer de plonger ailleurs. Nous avons organisé le tout en trois jours et je suis partie pour Saskatoon», a-t-elle expliqué.

Cet exil lui a donc permis de poursuivre son entraînement dans un environnement sécuritaire pendant six semaines, sous la supervision de l’entraîneure Mary Carroll. « Je la connaissais déjà très bien, alors ç’a été facile de travailler avec elle. Nous avons fait du bon travail ensemble et j’ai noté plusieurs belles améliorations. Juste pouvoir plonger tous les jours, c’était vraiment motivant. »

Certes, l’entraînement a occupé une place importante dans son emploi du temps, mais l’athlète de Westmount n’a pas négligé ses études pour autant, étant en mesure de s’ajuster pour jumeler sa passion sportive et ses obligations académiques grâce à l’Alliance Sport-Études.

«En raison du petit décalage horaire, les cours étaient souvent pendant les entraînements et j’ai dû trouver une manière efficace de structurer le tout. Je dirais que la fin de session a été un peu plus chargée qu’à l’habitude, mais avec l’aide des différents intervenants, nous avons réussi à combiner le tout », a indiqué l’étudiante en sciences humaines, profil individu et société, au Collège André-Grasset.

Une bonne nouvelle l’attendait ensuite à son retour au Québec, où elle a retrouvé le droit de s’entraîner en dyade au Complexe sportif Claude-Robillard au début du mois de novembre. De quoi conserver un haut niveau de motivation malgré ces temps incertains.

«Les Championnats canadiens d’hiver de plongeon ont récemment été annulés, alors nous n’avons aucune compétition prévue à l’horaire, mais au moins, nous pouvons nous entraîner. Tant que je peux plonger, tout va bien! »

Se préparer tout en encourageant la relève

Au-delà de la pandémie, la dernière année n’a pas été de tout repos pour l’étudiante-athlète Elizabeth Hosking. Malgré une blessure, elle n’a jamais cessé ses efforts pour retrouver sa forme de compétition, tout en continuant d’encourager ses pairs à persévérer via les réseaux sociaux.

«Je sais à quel point ça peut être difficile de jumeler le sport et les études. C’est déjà un stress de gérer ça en temps normal, alors avec la pandémie, c’est encore plus difficile, parce qu’on ne peut pas toujours vivre notre passion! »

Âgée de 19 ans, Hosking poursuit présentement des études collégiales au Cégep à distance et dit être le parfait exemple de l’étudiante-athlète qui doit se dépasser au quotidien pour arriver à ses fins. « Les études à distance, ce n’est pas pour tout le monde, mais dans les circonstances actuelles, nous y sommes tous forcés ou presque. Comme on le fait dans le sport, il faut persévérer, même si la motivation est moins présente. »

Les nombreux efforts déployés dans ses études et sur la piste sont sur le point de rapporter les dividendes escomptés pour Hosking, qui amorcera sa saison au cours des prochains jours, dans le cadre de la Coupe du monde de Laax, en Suisse.

« Je suis présentement à l’entraînement en Suisse et ça va super bien! Il y a beaucoup plus de gestion qu’avant, mais je suis vraiment contente d’être là et d’enfin pouvoir recommencer la compétition. Ç’a été long et parfois difficile, mais le travail est toujours récompensé », a-t-elle conclu.

Texte de Mathieu Dauphinais de Sportcom pour l’Alliance Sport-Études