William Dandjinou, étudiant-athlète en patinage de vitesse courte piste | Alliance Sport-Études

Nom : William Dandjinou
Âge : 19 ans
Originaire de : Montréal
Sport : Patinage de vitesse courte piste
Lieu d’entraînement : Aréna Maurice-Richard
Établissement scolaire : Collège de Maisonneuve
Programme d’études : Sciences pures et appliquées

William Dandjinou a participé à ses premières Coupes du monde de patinage de vitesse courte piste la saison dernière. À 19 ans, il a gravi les échelons rapidement et est impatient de reprendre la compétition avec l’équipe nationale en 2021. Il nous parle de son double cheminement sport-études.

Quand as-tu su que tu avais un talent particulier dans cette discipline ?

Quand j’ai commencé, j’avais 6 ou 7 ans. Je voulais quand même aller loin parce que j’aimais ça. Mais ç’a commencé à se concrétiser il y a deux ou trois ans quand je m’entraînais au CRCP Laval (centre régional courte piste). À ce moment-là, j’ai vraiment commencé à voir que j’avais du potentiel pour aller plus loin.

L’année d’après, je suis monté au Centre régional d’entraînement canadien (CRCE) à Montréal. J’y suis resté seulement un an et j’ai rejoint l’équipe nationale de développement l’année passée. Là je suis avec l’équipe nationale officiellement.

Qu’aimes-tu le plus de ce sport ?

C’est un sport qui est très tactique et compétitif. Il faut être capable de se challenger pour battre les adversaires qui sont tout autour de toi sur la piste. J’aime aussi beaucoup la vitesse et les sensations sur la glace.

De quel résultat sportif es-tu le plus fier ?

C’est ma qualification pour les Coupes du monde l’année passée. De le faire aussi jeune, c’était un événement marquant pour moi. Et l’année précédente, j’ai eu trois médailles d’or et deux médailles d’argent aux Jeux du Canada. Ç’avait été un bon moment aussi.

Quelle est une semaine typique cet automne ?

Je m’entraîne tous les jours, deux fois par jour. Il y a seulement le mercredi après-midi et le dimanche où je n’ai pas d’entraînement.

Je vais arriver le matin pour mon premier entraînement. On embarque sur la glace à 8 h 45, donc on arrive une heure à l’avance, le temps de se préparer et d’avoir un bon échauffement. La séance dure entre une et deux heures.

Ensuite, c’est très rare que je retourne à la maison. Je vais souvent à l’Institut national du sport du Québec, où il y a des postes pour étudier ou relaxer. Souvent, nous avons quatre heures entre nos entraînements. Après le deuxième, je rentre à la maison et c’est soit études ou relaxation.

Quelles sont tes stratégies pour réussir ton double cheminement ?

La meilleure stratégie que je peux donner, c’est de se faire un programme. L’entraîneur donne un plan pour l’entraînement, mais il en faut un aussi qui s’agence avec ton école. Ensuite, il faut le suivre et ça devrait bien aller. C’est le plus grand défi pour un athlète. Nous sommes habitués à recevoir des plans, mais pour agencer les deux, nous devons faire notre propre programme.

Quels sont tes objectifs professionnels après ta carrière sportive ?

Pour l’instant, je suis encore en mode recherche. Plan de match offre des consultations avec une conseillère en orientation et je parle beaucoup avec elle. C’est aussi un peu pour ça que j’ai décidé d’aller en sciences pures et appliquées. Je me suis dit qu’après ça, n’importe quoi que je voudrais faire serait possible.

As-tu un modèle à suivre dans ton sport ?

Il y en a plusieurs, mais il y a une personne en particulier qui m’aide beaucoup. Olivier Jean a eu un parcours un peu similaire au mien en patinage de vitesse. Il est allé à l’université et il a eu une belle carrière autant au patin qu’à l’école. On s’appelle souvent et il me donne des conseils. C’est quasiment un mentor pour moi.

À quel point es-tu impatient de revenir à la compétition ?

J’ai vraiment hâte de revenir pour faire des compétitions, à l’international surtout. Parce que je me suis beaucoup amélioré durant la pandémie et j’ai hâte d’exprimer ça sur la glace. Je ronge mon frein.

Qu’est-ce que tu aimerais partager lors de l’Instagram Takeover ?

Je veux parler de la dynamique d’équipe. Le patinage de vitesse est un sport individuel, mais on s’entraîne ensemble régulièrement. J’ai envie de parler comment cette ambiance-là m’aide autant au patin qu’à l’école. Si j’arrivais à l’aréna et que c’était déprimant, ça ne me donnerait pas envie de faire du patin et je ne serais pas motivé pour l’école non plus.